Super Mario 64 DS

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Super Mario 64 DS

Message  Mario&Sonic (Admin) le Mar 6 Jan - 20:57

Huit ans après sa sortie sur Nintendo 64, Super Mario 64 fait son retour sur Nintendo DS dans un remake, pas avare en nouveautés. Mais depuis son lancement en 1997, le plombier italien n’a-t-il pas perdu de sa superbe ?

I’m the best !

Mario n'est plus seul. Son frère, Wario et Yoshi sont là pour l'aider.



Ressortir Super Mario 64 sur la portable au stylet est loin d’être une mauvaise idée. Les consoles de salon ont changé de visage depuis la sortie du jeu en 1997, la Nintendo DS dispose aujourd’hui d’une puissance qui se rapproche de la Nintendo 64. De ce fait, le choc graphique ne se produit pas. Mieux encore, puisque retrouver Super Mario 64 sur DS relève plutôt de la prouesse. Si certains doutaient des fonctions 3D de la console, qu’ils se rassurent : le titre est presque aussi beau que l’original !


Faire la critique de Super Mario 64 DS revient à voyager dans le temps, et, in fine, à (re)faire celle de Super Mario 64. A l’époque, le titre bouleversa totalement la donne du jeu de plates-formes en trois dimensions. Le moustachu à la salopette bleue, star incontestée et incontestable du genre en 2D, aborda le difficile passage de la 3D, sur lequel de nombreux jeux se sont cassés les dents depuis. La réussite du titre fut, à bien des égards, éblouissante. Non seulement, Miyamoto alla au-delà de toutes nos attentes mais il posa avec Super Mario 64 les bases du jeu de plates-formes 3D et offrit au jeu vidéo la matrice d’un genre.


Huit ans plus tard, personne n’a encore fait mieux, pas même le Maître lui-même avec Super Mario Sunshine (grand jeu pourtant largement sous-estimé à sa sortie), qui n’en reste pas moins l’une des références du genre. Replonger dans Super Mario 64 DS, c’est se rendre à l’évidence. De la même façon qu’on peut revenir à Super Mario Bros., on revient aisément vers Super Mario 64. Le level-design est toujours aussi efficace et soigné. La méticulosité de Nintendo se ressent dans la moindre parcelle de chaque niveau. L’emplacement de chacune des créatures ennemies semble avoir été soigneusement étudié. La distance entre deux plates-formes semble avoir fait l’objet d’un soin tout particulier. Tout est millimétré, calculé mais jamais le joueur ne se sent prisonnier ou étouffé sous le poids d’une mécanique qui serait trop visible. Bien au contraire.








Une adaptation de grande qualité

Yoshi conserve ses capacités qu'on lui connaît. Ici, le cracheur de feu



Ce gameplay, typique des jeux de plates-formes en 2D, vient parfaitement s’intégrer dans un univers en 3D. Cette dernière apporte au titre une liberté jamais vue à l’époque, et des mondes ouverts qui regorgent d’objets à rechercher. Comme souvent chez Nintendo, la richesse du jeu est telle qu’une grande partie de son intérêt provient des « quêtes annexes ». En effet, si l’on peut parvenir à la fin de l’aventure avec une soixantaine d’étoiles, il y en a 150 (30 de plus par rapport à la version N64) à trouver au total, à travers les 15 niveaux du jeu. 7 étoiles sont cachées dans chacun des niveaux qu’il faut récupérer selon des objectifs qui se répètent sans jamais lasser (battre un boss, remporter une course de vitesse, ramasser les huit pièces rouges ou les cent pièces d’or…). Et comme l’accès aux niveaux se fait très rapidement, le joueur est libre de faire ce qu’il veut.


Outre un plus grand nombre d’étoiles, Super Mario 64 DS voit son nombre de personnages multiplié par quatre. Et c’est Yoshi qui vole la vedette à Mario au départ de l’aventure. Peach n’est pas la seule à avoir été kidnappée par Bowser puisque Mario, Luigi et Wario ont eux aussi été enfermés dans le château de la princesse. Très vite, le dinosaure pourra se transformer en Mario en récupérant des casquettes disséminés dans les niveaux, profitant ainsi de ses capacités spéciales. La mascotte de Nintendo reprendra finalement sa place, une fois délivrée, mais il sera toujours possible de changer de forme pour jouir des compétences de tous les personnages.


On termine par un bémol, la maniabilité, généralement irréprochable chez Miyamoto. Elle reste d’une grande qualité mais le passage sur Nintendo DS ne s’est pas fait sans une petite perte de précision. Avec le stylet, la jouabilité demande un certain temps d’adaptation et ne s’avère jamais optimale. Avec la croix directionnelle, c’est mieux mais cela reste perfectible, en comparaison du stick de la manette de la Nintendo 64. Enfin, avec la dragonne fournie avec la console que l’on enroule autour du pouce pour simuler la présence d’un stick analogique sur l’écran tactile, cela permet de réaliser de belles choses mais il faut sans cesse recentrer son pouce, faute de résistance physique. A chacun de voir ce qu’il lui convient le mieux.







NOTE

18/20
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